Le camp de la Ronde

                Au sud de la commune, à l’Est du Mont Souvigne, dans le champ situé à l’angle de la RD 79 et du chemin du Bois Spey, on distingue nettement une surélévation circulaire d’environ 150 pas de diamètre qui est sans doute à l’origine du nom du lieudit : « La Ronde ».

Les Beauberichons ont toujours entendu dire qu’il s’agissait d’un ancien camp romain

                Les camps destinés à l’hébergement des légions romaines en campagne (une légion  est formée de 6 000 hommes) nécessitaient une surface de plusieurs dizaines d’hectares et étaient généralement rectangulaires. Le camp de La Ronde ressemble plutôt à une petite garnison en temps de paix, comme nos gendarmeries rurales…

Les palissades d’enceinte, les éventuelles tours de protection et les constructions intérieures étaient intégralement en bois, ce qui explique qu’on en ait perdu toute trace depuis longtemps.

                Des ouvrages historiques en font cependant état. Ainsi J-G Bulliot, en 1856, dans son « Essai sur le système défensif des Romains dans le pays Eduen » a noté :

De Suin, la principale voie romaine se rendait à Autun et à Roanne par Beaubery  (Balberiacum). Un monticule artificiel, dans ce dernier lieu, portait, d’après les « terriers » de l’abbaye de Cluny (XIème siècle), le nom de Camp de César. Il a également fourni des antiquités romaines…

Mais il n’y a jamais eu de fouilles de grande ampleur…

                Peut-être qu’en questionnant les agriculteurs qui exploitent ces terres depuis des générations, vous percerez des secrets sur ce camp… On y parle de souterrain reliant « La Ronde » à …….                 Plus sérieusement, un lieudit voisin se nomme le « Bois Spey » (Spey vient de specula = poste d’observation), ce qui tend à prouver qu’il s’agissait bien néanmoins d’une position stratégique, et qu’elle devait être desservie par des voies relativement importantes…