Corcheval, son histoire

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      Les Seigneurs d’Artus sont connus dès l’an 1313, commencement du XIV° siècle.

                Cette famille originaire du Charollais, fonda aux premiers temps de la féodalité, la petite forteresse d’Artus à laquelle on donna son nom. Un peu plus tard, quand les Ducs de Bourgogne voulurent centraliser en leurs mains la puissance du pays et organiser la défense aux points de vue communs, les d’Artus cédèrent à leur Seigneur suzerain le château-fort situé sur la hauteur d’Artus et bâtirent presque au pied du monticule, le château de Corcheval qui devait leur servir de résidence.

                Un évènement était venu comme un coup de foudre porté à Magdelon d’Artus, le coup fatal dont il ne devait jamais se relever : le Prince Casimir de Bavière, en 1575 et une armée protestante tombèrent à l’improviste sur le château de Corcheval, le pillèrent et l’incendièrent. La citadelle d’Artus, restaurée en 1491, fut démantelée une seconde fois et Magdelon d’Artus fut dépouillé de tout ce que le farouche vainqueur pouvait emporter, argent, chevaux, armes, objets précieux……, le reste devint la proie des flammes. 

                 Le féroce calviniste Coligny avait déjà ravagé La Clayette, le Bois Sainte Marie en 1570, Beaubery ne fut pas épargné ; l’église, le bourg furent incendiées. Coligny ne passa pas à Corcheval, mais aux Terreaux. Coligny qui n’avait à sa suite ni bagages, ni artillerie, ni fantassins, passait comme l’éclair et l’incendie pouvait être éteint par les habitants, une fois la tempête passée.

                Il ne resta du château de Corcheval que la partie Est avec les deux tours, le gros du château et les deux tours de l’Ouest furent détruites, les fossés comblés en partie avec les débris des murailles.

                Corcheval fut pris deux fois, par le Prince Casimir de Bavière, et plus tard par une troupe  dont le chef n’est pas connu.

En 1619, le 6 Mars, la Terre de Corcheval fut vendue à la Famille de Fautrières.

Tout cela est absolument certain et démontré, tant par les archives de Corcheval et du Terreau, que par les archives publiques des grands dépôts de Dijon et de Mâcon.